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Le droit de l'Océan Indien
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RJOI Numéro 21

RJOI Numéro 21
Élise RALSER

Éditorial

1Honneur, tout d’abord, aux jeunes talents de l’université de La Réunion, avec Josselin Rio, major de sa promotion en 2014 et également lauréat du concours de mémoires que l’association LexOi organise tous les ans avec le Centre de recherche juridique de la Faculté de droit et d’économie. C’est le résultat de ce premier travail de recherche que nous publions ici (« Le Conseil constitutionnel et l’argument de droit comparé »). Au cœur de celui-ci : le fameux « dialogue des juges » et une ouverture, très originale, sur l’apport du droit comparé à la construction (indirecte) des solutions du droit interne. Encore plus invisibles que les « petites sources du droit », les références à la jurisprudence étrangère restent, pour le moment, très discrètes, mais leur étude n’en est que plus intéressante.

2Retour, ensuite, sur des problématiques plus régionales, notamment à La Réunion, avec un débat juridique autour d’une question politique (« Les limites à la préférence régionale à l’embauche dans les outre-mer »), par l’un des plus passionnés observateurs du droit de l’océan Indien, André Oraison, toujours fidèle aux pages de la revue. Après quoi, nous nous éloignons à peine pour nous rendre à Mayotte, dont le jeune statut juridique ne manque pas de susciter interrogations et scepticisme. C’est ici la qualité de citoyen de l’Union européenne qui est traitée par ThomasM’Saïdié (« La jouissance par la population de Mayotte des droits découlant de la citoyenneté de l’Union européenne »). Puis, outre-mer comme ailleurs, on part en vacances. Comme ailleurs ? Pas tout à fait : les spécificités locales constituent encore une source intarissable d’inspiration pour une réflexion plus large sur les sources du droit et leur évolution, ce que nous démontrera EdwinMatutano (« Le droit souple au secours du règlement ? De l’usage approprié des lignes directrices pour les congés bonifiés »). Prenons encore un peu le large, avec Roger Nevry, pour nous rapprocher du continent africain où le droit OHADA exerce son influence, objet de l’étude sur « Le régime juridique de la rémunération des dirigeants sociaux ». Enfin, retour au droit comparé avec, cette fois, une réflexion sur l’apport du droit français au droit mauricien, que nous propose Cathy Pomart, à la suite d’un travail d’expertise effectué pour la Law Reform Commission de Maurice.

3En parallèle de cette analyse, le service pénitentiaire d’insertion et de probation de La Réunion et de Mayotte a organisé, en avril 2015, un imposant colloque sur « La justice restaurative », réunissant les plus grands spécialistes, français et étrangers, de la question. Faire se rencontrer victimes et auteurs d’infractions pénales, pour installer un dialogue et permettre à chacun de se reconstruire, tel est l’objet de la justice restaurative. Nous en restituant ici quelques contributions écrites. Voilà, en quelques mots, un tour d’horizon de notre dernier numéro. Dans tous les cas, c’est certain, la revue juridique de l’océan Indien invite au voyage…